| Juju さんのプロフィールWelcome into my Matrix.....フォトブログリスト | ヘルプ |
Welcome into my Matrix...Believe the imbelievable...
5月8日 Petites blagounettes !Dsl pour la suite du roman, mais pour ceux ki sont pa au couran, j'ai mé examen le 10 et 11 alors, jai pas trop le tps d'écrire !
J'ai quand mme glaner kkes blagues ke je vous soumets !
C'est pas parceque vous êtes flic que vous êtes con. C'est parceque vous êtes con que vous êtes flic.
Les gardiens de la paix, au lieu de la garder, ils feraient bien de nous la foutre.
Quand il y a un flic dans la rue, c'est qu'il n'y a pas de danger. Ben oui, s'il y avait un danger, il serait pas là le flic !
Jésus Christ et la caravane passe.
La différence entre un patron et un ouvrier ? L'ouvrier sait comment travailler, le patron sait pourquoi.
On est allé à Venise mais on avait pas de chance, c'était tout inondé. Vous devriez voir Anvers, rien que pour l'endroit. On peut attraper la méningite et rester idiots, je le sais, je l'ai eu.
Les portes de l'avenir sont ouvertes à ceux qui savent les pousser.
Je ne sais pas si j'étais con quand j'étais petit mais en tout cas, moi, tous les ans, je changeais de classe alors que les profs, eux, ils restaient dans la même.
La différence entre une grand-mère italienne et un éléphant ? 10 kgs.
J'ai l'esprit large et j'interdis qu'on dise le contraire.
Michel Debré a donné son corps à la science. Elle a refusé.
Vous connaissez la façon de sauver Le Pen ? Non ? Ah, ben génial alors !
J'adore les langues étrangères, surtout celles des filles !
Mesdammes, si vous voulez un mari beau, intelligent et riche, n'hésitez pas, prenez 3 maris !
Une fille de joie est là pour réconforter les hommes de peine.
La différence entre un mari et un amant ? C'est le jour et la nuit.
(c'est ma préférée celle la ^^)
big bisous
juju 4月5日 Chapitre 4 Ce fut le troisième jour
S'étant réveillée à l'aube, c'est-à-dire 11h30, Judith décida de ne pas aller travailler en prétextant un mal de ventre. En rentrant dans la cuisine, elle fut acceuillie d'un gratifiant :
- Bonjour la miss. Tombée du lit ?
- Ha ha. Très drôle.
- Je t'ai préparé ton petit déjeuner.
- Merci.
Après s'être préparée, elle décida de sortir profiter du soleil.
- Je t'accompagne, proposa Tann.
- Il n'en est pas question lui lança-t-elle en claquant la porte. Je dois réfléchir.
- Grands Dieux, au petit déjeuner, eut-il juste le temps de lui glisser ironiquement.
Judith soupira légèrement. Non, elle n'était pas une lèvr'tôt, c'était sûr mais ça n'était pas à partir d'aujourd'hui que ça aller changer.
Il faisait une chaleur torride à Nantes : 35° ! En débardeur, Judith mourrait de chaleur. Elle déambula dans les rues de la ville sans véritable but lorsqu'elle arriva devant une petite boutique de vêtements. Elle poussa la porte de la petite échoppe et rentra. Une jeune femme aux traits délicats l'accueillit. Judith fit un tour du magasin et s'arrêta net face à une affichette : "La Direction a le regret d'annoncer à sa clientèle la mort d'une de ses vendeuses, Elsa Mariente, 22 ans, étudiante à l'Université de Droit. Toutes nos condoléances à la famille."
Judith dut s'appuyer contre un mur pour réfléchir. Une vendeuse, inquiète, s'approcha d'elle.
- Vous allez bien, madame ?
- Oui, oui, ne vous inquiétez pas.
- Alors, arrêtez votre enquête si vous voulez continuer à bien vous porter...
Judith frissonna et leva la tête. La jeune fille aux traits délicats se dressait devant elle, menaçante...
- C'est une menace ?
- Un avertissement, tempéra-t-elle.
- Vous connaissez l'assassin ?
- Non.
- Alors que savez-vous ?
- Des choses... que vous feriez mieux de ne pas savoir.
- Elsa travaillait ici ?
- Oui. Pour payer ses études. Mais j'étais la seule au courant et...
- Marie ! Au travail ! Que faites-vous à bavarder comme ça ! Allons, les clients vous attendent !
Après lui avoir lancé un perçant regard de ses yeux verts, Marie s'éloigna de Judith non sans avoir laissé tomber un petit morceau de papier à son intention. Judith le rammassa et le déplia : "Convoquez-moi demain. Je vous dirais tout. Marie." Judith ressortit du magasin, l'air songeur.
Elle était tellement perdue dans ses pensées qu'elle ne remarqua pas une ombre se glisser subrepticement derrière elle et a suivre dans l'obscurité des ruelles. Elle arrivait aux alentours de son ancien lycée et longeait le jardin public, quand elle entendit le bruit précipité d'une course derrière elle. Avant qu'elle ait eu le temps de se retourner, une silhouette encapuchonnée passa en trombe à côté d'elle et lui faucha son sac. Elle se mit aussitôt à courir après son agresseur en criant : Police ! Un virage sérré fit disparaître l'ombre de sa vue. Quand elle arriva, il était trop tard. Elle contemplait, impuissante, un carrefour de 4 chemins qui partaient vers les différentes parties du jardin. Son regard tomba sur son sac, intact à ses pieds. Il jonchait le sol à côté d'un bout de bois brisé qui avait traçé l'inscription suivante, qu'elle lisait à présent sur les graviers du sol du jardin : "Dieu dit :"Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence" et il en fut ainsi, et Dieu vit que cela était bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : troisième jour."
Judith ramassa son sac, nota la phrase dans son carnet, et s'éloigna, le regard perdu dans le vide et ne remarqua pas la silhouette cachée dans l'ombre des buissons qui l'observait fixement en se signant.
- Ca va pas ?
- Hum ? Si, si, je réfléchis...
- Houla, ça va pas du tout, alors, fit Tann se levant du canapé sur lequel il lisait et se rapprochant d'elle.
- Non, ça va pas très très bien.
- C'est ton enquête qui te met dans un état pareil, ma puce ? Tu devrais peut-être lacher l'affaire, s'inquièta-t-il.
- Il n'en est pas question, s'exclama-t-elle avec véhémence, chaque jour, chaque minute m'apporte de nouveaux éléments.
- Et de quels éléments disposez-vous déjà, commissaire ?
- Secret défense, mon chou, lui fit-elle d'un oeil complice.
- Aucun moyen de t'extorquer des informations ?
- Ce serait une corruptin de fonctionnaire. Je vais t'épargner cette peine. Je viens de me faire voler mon sac.
- Ah oui ? Tu t'es fait voler ton sac et tu le tiens à la main ?
- Le voleur me l'a redonné.
- Je te l'avais bien dit qu'il était parfaitement laid, ce sac et le voleur c'était qui ?
- J'en sais rien, il a disparu sans que j'ai pu le voir.
- Et ça se dit commissaire, fit-il en se rasseyant.
Judith alla le rejoindre sur le sofa et se blottit contre lui. Elle poussa un soupir anxieux en posant sa tête contre sa poitrine. Le criminel et son voleur ne faisait qu'un, elle en était sûre. Mais elle était aussi sûre d'une chose : on l'a maintenait sur une fausse piste.
- Un crime crapuleux ? Ou passionnel ? Impossible, chuchota-t-elle. En tout cas, c'est ce qu'on a essayé de me faire croire...
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Rien du tout. C'est mon enquête.
- Bon, ma petite Juju, tu peux garder tes secrets, si tu veux faire la mystérieuse mais moi, je suis fatigué, je vais me coucher. Tu viens ?
- Non, j'ai encore quelques points à éclaircir, murmura-t-elle en sortant son calepin qui ne la quittait jamais.
- Bon, dit-il en l'embrassant. Dors bien. Et te couches pas trop tard quand même.
- Oui, papa !
Une fois Tann parti, Judith ferma les yeux et replongea dans les tourments de sa réflexion. Le crimine tournait autour d'elle, elle le savait, il jouait avec elle, elle le sentait. Mais, et elle ouvrit les yeux sous le choc, le coupable la connaissait, savait exactement prévoir ses réactions, comme dans le jardin et, encore plus angoissant, le coupable savait OU elle habitait, au moins le quartier. Même elle, commissaire rompue aux enquêtes horribles eut une bouffée d'angoisse et bondit sur la porte pour la barricader. Sa respiration était saccadée et elle dut s'appuyer contre un mur pour essayer de calmer les battements désordonnés de son coeur. Elle tendit l'oreille mais n'entendit qu'un gémissement parmi la douce repiration régulière de Tann dans son sommeil. Elle se glissa doucement dans la chambre et observa d'un oeil attendri Tanneguy endormi. Enfin calmée, elle ressentit une extrème fatigue qainsi qu'une peur sourde de ce silence lourd. Elle s'allongea près de Tann et se blottit contre lui en frissonnant.
- Hum... Qu'est-ce qu'il y a bébé, on a fait un cauchemard ?
- Oui, souffla-t-elle.
- Et on veut un calin ?
- Quelqu'un me veut du mal, personnellement, je le sais.
- Mais non, tu te fais des idées. Personne ne te veut du mal. Tu es entourée d'amis et moi je ne te veux que du bien, tu le sais.
Judith ferma les yeux en essayant de se convaincre de ce qu'il lui disait. Elle sentit sa chemise de glisser et toute peur l'abandonna.
4月4日 Chapitre 3 Ce fut le deuxième jour
Son collègue Boujard la regarda, un air narquois sur le visage.
- Tu as coupé ton portable hier soir et tu as débranché ton fixe ?
- Oui, pourquoi ?
- J'ai essayé de te joindre. Je dois en conclure que Tanneguy t'as rendu une petite visite ?
- Hum, oui, grogna Judith qui n'aimait pas beaucoup qu'on lui pose des questions sur sa vie privée.
- Donc, j'imagine déjà les plaintes des voisins pour tapage nocturne !
- Tu peux me faire la grâce de tes remarques, lui lança Judith, le foudroyant du regard.
- Et bien, pendant que tu passais du bon temps dans les bras de Tann, nous, on a un nouveau cadavre sur les bras.
- Quoi ? Merde, jura Judith, oubliant dans son effarement de relever la remarque désobligeante de son équipier. Qui ?
- Le mari. Tu lui as fait un effet... mortel on dirait !
- Mais qu'est-ce que c'est que ce cynisme, Boujard ? C'est un mort de plus qui te donne cet humour noir ? Tu vas me faire le plaisir de la mettre en sourdine. Où est le corps ?
- Il a été retrouvé chez lui, mort dans sa baignoire, étranglé lui aussi, semble-t-il.
- Et de deux, murmura-t-elle.
Elle plissa le nez en fronçant les sourcils. L'odeur de la mort l'avait bizarrement toujours dégoûté. Elle se trouvait dans la salle de bain, et observait, écoeurée le corps flottant dans l'eau, ses beaux yeux verts encore ouverts, non plus perçants mais à présent emplis d'épouvante.
- Laisse-moi seule avec lui, Boujard.
- Fais attention, chef, tu lui as fais un tel effet que ça ne m'étonnerais pas de le voir réssuciter pour venir te faire un bisou.
- Boujard ! hurla Judith, excédée.
Lorsqu'elle fut enfin seule, elle s'approcha de la baignoire. Les yeux ouverts la regardait intensément, comme la suppliant de l'aider, de le sauver, lui et sa femme. Quel sort funeste, quel coup du destin, quelle terrible malédiction frappait ce couple ? Puis, elle leva la tête et lut en lettres de sang, qu'elle devinait être du sang d'animal, ces mots : "Dieu fit le firmament qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au dessus du firmament, et Dieu appela le firmament "ciel". Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour".
Judith frissonna en se rendant compte que la baignoire se situait juste en dessous de la fenêtre qui séparait le ciel "des eaux".
- S'il veut nous réciter toute la Bible jusqu'à l'Apocalypse, on a pas fini, dit Boujard, qui avait glissé son nez dans la pièce.
Il failli se prendre la porte dans le nez quand Judith la referma d'un coup de pied rageur. Quand elle ressortit quelques minutes plus tard, Judith était très songeuse.
- Convoque-moi Renaud.
- D'acc boss.
- Et arrête de m'appeler boss, on est pas aux States ici !
- Oui, boss.
Judith soupira. Ah, elle était bien épaulée, vraiment ! Une bouffée de nostalgie la transperça à l'idée de ne revoir Tann que dans deux jours mais elle se ressaisit.
Quelques heures plus tard, Renaud la regardait d'un air narquois. Ele n'aimait pas qu'il la regarde comme ça, de haut en bas, s'arrêtant surtout sur certaines parties du corps ce qui mettait Judith mal à l'aise.
- Bon, reprenons, toussota-t-elle pour se donner de la contenance. Vous dites que vous êtes un ami d'Elsa. Et que vous êtes également un amoureux éconduit. Vous pourriez donc fort bien être jaloux d'Eric. Assez pour le tuer en comprenant qu'Elsa ne vous appartiendrait jamais. Vous dites que vous n'avez pas vu la victime depuis une semaine ?
- C'est sûr qu'à présent elle ne m'appartiendra jamais, ricana Renaud sardoniquement. Oui, c'est bien ça, commissaire, une semaine.
- Vous n'avez pas l'air très affecté par sa mort ?
- Je sais voiler mes sentiments, commissaire. Je pensais que vous sauriez en faire autant, glissa-t-il, un sourire mielleux aux lèvres.
Non, elle ne savait pas cacher ses émotions. Elle ne l'avait jamais su et ne le saurait pobablement jamais. Elle respira profondément.
- Mon collègue va continuer, je ne me sens pas très bien...
Après s'être remise, elle alla chez Hugo. U jeune homme, d'une vingtaine d'années, respirant la joie de vivre et le regard cajoleur bien qu'un peu embrumé par les larmes vint lui ouvrir.
- Bonjour, je suis commissaire...
- Oui, je sais, entrez.
Elle pénétra dans un agréable petit salon, aux tentures larges et rouges, aux meubles bien entretenus, aux tapis de fourrure et aux vases précieux.
- J'imagine que a nouvelle de la mort d'Elsa a dû vous boulverser, demanda-t-elle en remarquant les yeux encore plein de larmes de son interlocuteur.
- Oui, en effet, perdre sa maîtresse, c'est...
- Pardon ? Votre maîtresse ?
- Et bien oui, Elsa et moi étions... enfin, on ne vous a rien dit ?
- Non.
- De toute façon, vous l'auriez forcément appris.
- Mais dans ce cas, vous feriez un coupable idéal.
- Commissaire, est-ce qu'un homme peut tuer celle qu'il aime ?
Judith déglutit avec difficulté. Le souvenir de Tann s'imposa encore violemment à sa mémoire. C'était une bonne question à lui poser ça...
Lorsqu'elle rentra chez elle, elle eut l'agréable surprise de voir Tann s'entraîner au karaté.
- Alors, passée une bonne journée, demanda-t-il.
- Bof, que des mecs bizarres et incompréhensibles.
- Il était temps que je relève le niveau alors.
- Toi, pouffa-t-elle. Tu es le pire de tous.
- Comment ?
Il s'avança vers elle en position de combat. Elle éclata de rire.
- Je vais encore te battre, je suppose.
- Que tu crois ! Si je te laisse faire, oui.
Et ils se ruèrent l'un vers l'autre. Le choc fut terrible et ils tombèrent l'un sur l'autre en riant à perdre haleine.
- J'ai gagné, hurla Judith, lui arrachant sa ceinture orange de son kimono.
- Non, tu es une tricheuse !
- Si !
- Non ! Rends-moi ma ceinture !
Il lutta pour la lui reprendre mais elle la tenait fermement dans les mains. Elle tendit les bras pour éviter qu'il la lui reprenne et ses bras se refermèrent autour de son cou.
- Alors, monsieur le karatéka d'opérette, on se rend ?
- Jamais.
- Rends-toi ou alors...
- Oh, oh des menaces maintenant fillette, s'exclaffa-t-il. Bon, je me rend. Que comptes-tu faire de moi ?
- Tu es mon prisonnier, lui glissa-t-elle en mettant sa ceinture autour de son cou... 4月3日 Chapitre 2 Ce fut le premier jour
Judith retint un haut-le-coeur. Le corps meurtri de la jeune femme allongée par terre lui remonta son dîner de l'estomac.
- Quel âge ?
- 22 ans. Si c'est pas malheureux, grogna le médecin légiste.
- C'est quoi, ça ?
- Oh, je ne sais pas, je ne suis pas encore allé voir là-bas, marmonna-t-il en s'éloignant.
Judith s'éloigna et observa attentivement le sol. Des lettres de sang dégoulinantes avaient été tracées à même le sol qui formaient l'inscription : "Dieu dit : "Que la lumière soit" et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres. Dieu appela la lumière "jour" et les ténèbres "nuit". Il eut un soir et il eut un matin : premier jour". Judith appela un collègue :
- Magnard, c'est pas toi qui va à la messe tous les dimanches ?
- Si, chef.
- Tu as une bible sur toi, alors ?
- Sûr. Vous la voulez ?
- Oui. S'il te plaît. Voyons voir... Genèse... La création du monde..., murmura Judith.
- Pardon, boss ?
- Non, rien, une idée.
Elle venait de se rendre compte des ténèbres qui régnait dans la pièce, dissipés seulement en un endroit où un rayon de lumière frappait une masse sombre : le corps de la jeune fille.
- Alors, vous avez trouvé quelque chose ?
- C'est un extrait de la Bible, troisième, quatrième et cinquième versetdu premier chapitre de la Genèse, la création du monde.
Judith regarda le corps lisse et blanc, sans aucune marque de sang.
- Sans doute étranglée, pensa-t-elle.
- Alors ?
- Je ne sais pas...
Puis, se ressaisissant :
- Comment s'appelle-t-elle ?
- Elsa Mariente, 22 ans. Etudiante en deuxième année de droit.
- Des renseignements sur elle ?
- Pas de famille connue, orpheline, élevée par une vieille femme qui l'a recueillie, bosseuse, fille sans histoires. C'est tout ce que l'on sait d'elle pour l'instant mais on a pas encore commencé l'enquête de voisinage.
- Je viens avec toi.
Une demi-heure plus tard, ils étaient chez Mme Hélène Vaucluse, femme du brigadier Vaucluse. La vieille femme n'en finissait pas de pleurer et de se lamenter sur le sort de sa protégée. Judith grinça des dents, elle n'aimait pas voir quelqu'un souffrir.
- Donc, reprenons, madame. Quelle genre de fille était Elsa ?
- Oh, c'était une brave petite, sanglota la femme, sans histoires, pas méchante pour deux sous, un coeur d'or.
- Et vous ne connaissez personne qui aurait pu lui en vouloir ? Aucun ennemi potentiel ?
- Absolument aucun, c'était une jeune fille très appréciée à la fac de droit. Elle était toujours prête à rendre service !
- Parlez-moi de sa vie privée.
- Et bien, elle était mariée à Eric, un jeune homme qu'elle avait rencontré à la fac. Mais, je me suis longtemps opposée à leur union.
- Ah ? Et pourquoi ?
- Oh, c'est simple. Je trouvais Eric beaucoup trop jaloux pour qu'Elsa soit heureuse avec lui. Il suffisait qu'elle parle un peu trop avec un autre garçon pour qu'il entre dans une colère noire !
- Et vous pensez que, jaloux comme il est, qu'il aurait pu...
- Commissaire ! Vous n'avez pas honte d'insinuer des choses pareilles !
- Bon, bredouilla Judith, changeant de sujet, et sinon, elle avait un amant ?
- Voyons, commissaire, Elsa était la fidélité même !
- Et bien, elle est dans un sale état, la fidélité, pouffa Magnard.
Un regard noir et assassin des deux femmes suffit pour que Magnard s'éclipse en rougissant.
- Et sinon, reprit Judith, ses autres relations ?
- Oh, elle avait deux très bons amis : Hugo et Renaud et deux excellentes amies Audrey et Marie, ils étaient toujours fourrés tous les cinq, bien qu'Eric ne le supportait pas trop. Le seul en qui il avait confiance, c'était le curé Monsieur l'abbé Oerder. C'est compréhensible.
- Et je pourrais avoir les coordonnées de toutes ces personnes ?
- Oui, bien sûr, aucun problème. Je vous donne ça tout de suite, commissaire. Attendez juste un instant. Mais, vous ne leur ferez pas d'ennui, n'est-ce pas, commissaire ? Ce sont tous des gens biens, même Eric et je ne tiens pas à avoir des ennuis.
- Ne vous inquiétez pas, je serais très discrète, c'est mon métier.
- Chef, murmura Magnard, une fois sortis, on va voir qui en premier ?
- Hum, allons voir le pauvre mari éploré. Je ne suis pas aussi qûre que Mme Vaucluse qu'Elsa n'avait pas d'amant et qu'il ne s'agit pas là d'un crime passionnel. C'était une jolie fille, elle étai mariée à un homme jaloux à l'excès, ça ne m'étonnerai pas qu'elle soit partie chercher ce qui lui manquait ailleurs.
- Donc, après visite chez Renaud et Hugo, je suppose ?
- Tu supposes très bien. En route !
Des yeux verts, perçants, des boucles brunes, Eric était bien loin d'être loin pensa Judith. Elle toussota, elle était bien loin d'être à l'aise sous le regard aïgu de ces yeux verts.
- Donc, reprit-elle, vous dites que votre femme et vous étiez légèrement en froid ces temps-ci. Elle vous ignorait, dites-vous, et en même temps avait l'air rayonnante de bonheur. Ne serait-ce pas parcequ'elle avait trouvé le bonheur ailleurs ?
- Que voulez-vous dire, tressaillit Eric.
- Je veux dire, dit-elle posément, qu'elle aurait pu chercher l'amour qui lui manquait dans les bras d'un autre homme.
- Comment osez-vous, hurla Eric, éperdu, les yeux injectés de sang à force d'avoir trop pleuré. Comment osez-vous profaner la mémoire d'une morte ?
Judith se troubla mais elle remarqua qu'Eric tremblait et transpirait, abondamment comme sous l'effet d'une forte fièvre.
- Calmez-vous. Ce n'était qu'une supposition, rien ne me permet de le penser.
Eric se rassit, comme rassuré, mas le regard hagard.
- Et vous ne lui connaissez aucun ennemi potentiel, des gens qui auraient pu lui en vouloir ?
- Il y aurait bien cet Hugo, Renaud aussi, ils lui tournaient toujours autour, grogna Eric. Mais ils s'entendaient plutôt bien en règle générale, murmura-t-il, comme pour lui même.
- Comment ça, en règle générale, demanda Magnard.
- Et bien, il y a à peu près une semaine, je suis rentré chez moi. Elsa était là, avec Hugo et j'entendis : "Mais comment veux-tu que je lui dises ? En tout cas, on ne peut pas continuer comme ça !"
- Vous voulez dire qu'ils se disputaient ?
- C'est un mot un peu faible, commissaire.
- Et vous pensez qu'ils auraient pu en venir aux mains ?
- Je n'en sais rien, mais en tout cas, je n'aimais pas beaucoup cet Hugo. Il tournait trop souvent autour d'Elsa. Je détestais la voir rire avec lui. Ca me rendait fou quand je voyais ses belles dents blanches découvertes.
- Bon, merci beaucoup, M. Mariente, on vous tiendra au courant de l'avancée de l'enquête.
- Merci.
Judith se dirigea vers la porte.
- Commissaire Luc.
Judith se retourna.
- Ne vous mêlez pas des affaires de famille ou des affaires de couple, ça pourrait être dangereux pour vous...
- Que voulez-vous dire ? Vous savez quelque chose sur le meurtrier ?
- Ecoutez, un humain qui s'oppose à la volonté divine encoure une mort affreuse.
- De qui parlez-vous, d'Elsa ou de moi ?
- Des deux, commissaire. Bonne journée.
Judith sortit de la petite maisonnette, plus perplexe encore que lorsqu'elle y était entrée.
Arrivée chez elle, elle s'effondra sur son sofa. C'était une journée pleine de surprises, mais curieusement, elle ne se sentait pas fatiguée. Elle rassembla toutes les informations dont elle disposait et les coucha sur le papier. A peine avait-elle finit que la sonnette de sa porte retentit. Judith se précipita, se prit les pieds dans le tapis et s'affala, le nez dans la poussière. Elle grogna, en maudissant les carpettes, les tapis et tous les métiers à tisser du monde. Elle ouvrit la porte.
- Tann ! Tu vas bien ?
- Très bien et toi ?
- Ca va. Tu as mangé ?
- Oui, mais j'ai encore faim..., lui murmura-t-il à l'oreille en l'embrassant dans le cou.
Elle ferma les yeux et oublia toute son enquête. Tann l'entraîna vers la chambre. Judith se laissa faire et ils s'allongèrent sur le lit. Les vêtements tombèrent presque tous seuls pendant que Tann embrassait Judih. Puis, ils s'abandonnèrent l'un à l'autre.
Au petit matin, Judith se réveilla. Tann était déjà debout et la couvait de ses yeux noisettes. Judith se sentait rafraîchie, l'esprit clair, comme à chaque nuit passée avec Tann. Il avait le don de lui calmer les nerfs, de la détendre et delui faire oublier toutes les difficultés.
- Tu as bien dormi, lui demanda-t-il après s'être allongé près d'elle.
- Moui, un peu fatiguée.
Il l'embrassa puis lui apporta son petit déjeuner, une rose rouge dans le verre.
- Oh, oh. On sort le grand je, on dirait, tu as quelque chose à te faire pardonner ?
- Non, mais ça me fait plaisir de te faire plaisir.
- J'en ai déjà eu assez comme ça.
- Tu dois aller au travail ce matin ?
- Et oui, je dois y aller. Tu reviens ce soir ?
- Hum, je sais pas, je ne voudrais pas t'épuiser toutes les nuits.
- S'il te plaît...
- Je vais voir, allez ma petite puce à moi, lui lança-t-il, file tu vas être en retard !
Chapitre 1 Judith, fille de Mérari, fils de Sarasédé, fils d'Israël
Judith rentra chez elle, épuisée. Une journée de dur labeur venait de se terminer pour elle. Elle jeta par terre sa sacoche, enleva son grand imperméable brun et s'affala sur le sofa, un café dans une main et une cigarette dans l'autre.
"- Quelle vie de chien ! s'exclama-t-elle, éreintée. Je me demande bien pourquoi je gâche ma jeunesse à être commissaire, tiens !
Judith était âgée de 25 ans et sa promotion au grade de commissaire n'était pas allé sans créer quelques remue-ménage, ses coéquipiers masculins trouvant sans doute insultant pour leur virilité d'être dirigés par une femme. Mais, grâce à sa fougue, son autorité naturelle, sa prestance et son dynamisme, elle avait finie par s'imposer dans ce monde d'hommes qu'est la police.
Judith alluma la télévision en buvant son café. Encore des variétés ou de la télé réalité. Elle éteignit la télévision. Se laissant aller, allongée, elle pensa à tout ce qui s'était passé cette semaine-là : la mort de son coéquipier Grelin, mort en mission sous ses ordres d'une balle dans la tête, ses collègues de bureau de plus en plus distants avec elle, la garde de son fils lui ayant été retiré, son petit ami ne lui ayant pas téléphoné depuis le début de la semaine. Pourquoi Dieu avait créer l'homme, le pire instrument de torture jamais inventé ! Plongée dans ses réflexions, elle n'avait pas entendu son portable sonner au rythme de "Macarena".
- Il faudra que je songe à changer cette sonnerie, pensa-t-elle, en décrochant.
- Allo, dit une voix hésitante. Madame Luc ?
- Elle-même. Commissaire Judith Luc.
- Commissaire, c'est Boujard, j'ai une affaire urgente pour vous.
- Ah, et bien mettez-la moi de côté votre affaire urgente.
- C'est-à-dire que... Vous comprenez... C'est délicat de mettre un cadavre de côté.
- Comment ? Vous avez dit un cadavre ?
- Si fait, M'dame. Il doit dater d'hier d'après le médecin légiste mais je peux vous dire qu'il empeste comme s'il datait de 3 semaines !
- J'arrive tout de suite. Empêchez les badauds d'approcher le corps.
- C'est déjà fait, Madame.
- Bien.
Décidément, cette soirée était bien mouvementée. Un peu trop pour Judith, habituée à sa petite routine. Quelle idée de mourir à 1h du matin ! Il ne pouvait pas mourir dans la journée comme tout le monde ? Elle engloutit 3 biscuits fourrés au chocolat, sortit de la cuisine, hésita, puis revint et emporta le paquet. Elle enfila en toute hâte son imperméable et s'engouffra dans sa voiture. Arrivée, elle courut vers le lieutenant qui l'attendait.
- Alors, où est-il ce cadavre ?
- Là, dans ce local.
- C'est moche.
- Indescriptible.
- Bon.
Elle entra dans le bâtiment, plongée dans l'obscurité. Tâtonnant pour chercher l'interrupteur, elle sentit le canon d'un révolver entre ses omoplates.
-Avance, et pas de bêtise, sinon..., menaça une voix rauque et étouffée.
Elle pénétra dans un local et devina qu'elle et son mystérieux agresseur n'étaient pas seuls. Brusquement, elle fit volte face, attrapa le bras de son adversaire, lui lança sans pitié un coup de pied dans le tibia et dans les côtes et le fit basculer à terre. L'homme poussa un grognement de désapprobation mais ne paraissait pas disposé à se battre. Tout d'un coup, la lumière aveuglante inonda la pièce et obligea Judith à fermer les yeux. Quand elle put enfin les ouvrir, elle vit une vingtaine de personnes souriantes derrière un immense buffet.
- Joyeux anniversaire !, hurlaient-ils.
- Et bien, on peut dire que tu n'y vas pas de main morte quand on t'agresse, lâcha Boujard, plié en 2, se tenant le ventre et soufflant comme un boeuf.
- Il faut dire que je m'en doutait. Depuis quand tu me vouvoies au téléphone ? Tu oublies trop souvent que tu as affaire à un flic, un commissaire et une femme.
Puis, elle observa, stupéfaite, les personnes rassemblées qu'elle connaissait très bien et qu'elle appréciait beaucoup.
- Comment avez-vous osez me faire ça ?
Son petit ami lui souria :
- Tu sais très bien que si on ne t'avais pas fêté ton anniversaire, tu nous aurais dit la même chose !
Elle rosit légèrement et baissa la tête.
- Allez, souffle les bougies, lui cria le commissaire divisionaire.
La soirée se termina dans la bonne humeur. Une bonne humeur qui demeura dans l'air la journée suivante. Tout le monde était joyeux au bureau, on entendait des rires, Judith se surprit à fredonner et se fit siffler plusieurs fois lorsqu'elle passa devant ses collègues pour aller à la photocopieuse. Judith rentra chez elle plus tôt que d'habitude, vers 19h, plus joyeuse et détendue que d'ordinaire. Aussitôt installée dans son sofa, le téléphone sonna :
- Allo, chef ?
- Oui, Boujard, qu'y a-t-il ? Un autre faux-macchabé à m'annoncer ?
- Tu ne crois pas si bien dire sauf que celui-ci, il est pas faux.
- Arrête, c'est vraiment pas drôle. Mon anniversaire, c'était hier. Ca porte malheur de le fêter le lendemain.
- Et ben, j'en connais une à qui on a dû fêter son anniversaire le lendemain.
- Bon, d'accord, mais si c'est encore une blague, je te promets que je te retire l'augmentation que je ne te payerais jamais.
Roman arrive !Kikou tt le monde ! Après une longue hibernation me revoila tjs aussi vivante et tjs aussi folle (agaga !!) La juju atitude est tjs intacte et est tjs en moi, vous inquiété po ! Bon avant d'être prise dans l'habituelle logorrée qui me caractérise j'ai une grande nouvelle à vous annoncer ! Je vais publier sous vos yeux avides mon roman ! TADAM !! Ouvrez grand les yeux, le nouveau best-seller de l'année est arrivé ! Si j'ai appelé le personnage principal Judith, ce n'est pas, comme bcp d'entre vous vous le pensez j'en suis sûre, par mégalomanie ou etnocentrisme mais juste parceque ça a un lien avec l'histoire, vous jure !
Bon, vous trouverez dans le prochain billet le début du roman alors amusez vous bien !
Ah, au fait, j'allé oublié ! NON NON NON AU CPE, OUI OUI OUI AU CDI !!! VILLEPIN T FOUTU LA JEUNESSE EST DANS LA RUE !!!!!!
Gros bibisous
La juju 10月23日 Les joies de la médecineJe ne vous dis pas la joie de ma vie ! O cher lecteur, a ki je pompe l'air avec mé histoires de coeur, d'artichaut, ai-je besoin de le préciser !
Non seulement la semaine dernière, j'ai eu rdv avec mon parrain Tanneguy, troooo mignon ! Mélissa m'avait dit ke ca dureré 20 minutes à peu pré. Et j'ai eu le bonheur de papoter avec lui pdt 1h 30 !!! ELLE EST PAS BELLE LA VIE ??
Et demain, j'ai atelier dans ma prépa avec lui comme prof ! Je vous dis pas les fous rires qu'on va se taper avec Mélissa !!!!! hihihi !!
Les étudiants en médecine sont dé fous !
Une petite anectode pour vous en convaincre : mardi dernier, les deuxièmes années sont rentrés dans notre amphi le matin, kan tout le monde était instalé et avant ke le prof arrive. Une fille nous a hurlé : On vous souhaite un bon courage et on vous attend tous en deuxième année l'année prochaine. Et ils sont tous monté sur l'estrade et ont tous et toutes baisser leur pantalon!!! Devant 1000 étudiants... Tout l'amphi était bidonné !
Si c ca le bizutage l'année prochaine, ca va pas etre triste... ^^
Big bisous
Ciao
Dr Juju |
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